DOUCE COMPLAINTE

I

COUPLET

Dans la nuit qui descend,

Sur Paris qui sommeille,

Parmi la pluie, le vent,

Un coeur se réveille.

Mais sous l'orage qui gronde,

Ses deux mains se serrent,

Tout en accusant le monde,

Il se désespère.

Devant lui se sont les illusions,

Satan devient son complice,

Il entrevoit des passions,

Il oublie parfois son caprice.

Mais la nuit qui descend,

Sur la ville endormie,

Lui libère le serment,

Désastre de la vie.

REFRAIN

Douce complainte,

Qui ne peut s'effacer,

Devant la crainte,

De ne savoir oublier.

Un coeur bohème,

Qui paraît sans pitié,

Flot de poèmes,

Qui ne peut s'éclairer.

II

COUPLET

Oubliant le passé,

Souriant aux gamines,

Longtemps sur le pavé,

Il traine sa rime.

Mais au détour d'une rue,

Sous l'accent d'un rire,

Son âme soudain émue,

Entends son délire.

Repoussant alors ses illusions,

Il voit soudain la vraie route,

Il aperçoit sa raison,

Oui pourquoi encor tout ce doute.

Car la nuit qui descend,

Sur la ville endormie,

Le libère comme amant,

Qui fuit devant la vie.

 

                                                     PROPRIETE DE L'AUTEUR

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